ARTICLE —  
3
 MIN

Communiqué de presse (Fév. 2026) : Journée mondiale du compliment.

Gildas Piquet-Friboulet
Gildas Piquet-Friboulet
Directeur Communication & Media
Communiqué de presse (Fév. 2026)

À l’approche du 1er mars, Journée mondiale du compliment, une question s’impose dans les entreprises : les félicitations motivent-elles encore… ou alimentent-elles la méfiance ?

Fasterclass a mené l’enquête auprès de 2 501 actifs en février 2026 et révèle une profonde méfiance à l’égard des éloges. Entre diplomatie, manque de sincérité, tromperie ou inutilité, les Français expriment une attente claire : les salariés ne veulent pas moins de positif, ils veulent mieux — du feedback concret, utile et actionnable qui fait progresser. 

Alors, faut-il changer la Journée mondiale du compliment et la transformer en Journée mondiale du Feedback positif ? 

Les compliments sonnent-ils souvent faux ?

Au travail, 49 % des Français pensent que le compliment est souvent ou très souvent de la diplomatie plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité. Cela engendre un niveau élevé de suspicion face à des éloges. Seuls 33 % jugent que cela arrive rarement ou jamais, signe d’une confiance limitée dans ce genre de marques de gratitude.

Au travail, à quelle fréquence avez-vous le sentiment qu’un compliment est surtout de la diplomatie (pour être sympa / éviter un sujet / flatter un égo) plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité ?

  • Très souvent : 19 %
  • Souvent : 30 %
  • Parfois : 17 %
  • Rarement : 28 %
  • Jamais : 5 %
  • Je ne sais pas : 1 %

Des compliments qui récompensent copinage et performance

Les encouragements ne vont pas qu’aux meilleurs. En effet, 28 % estiment qu’ils ciblent d’abord les plus performants mais 43 % pointent des logiques moins méritocratiques : 22 % pour les plus visibles (les personnes qui parlent fort ou se mettent en avant) et 21 % pour les salariés plus proches du manager. Seulement un quart (25 %) évoque une répartition équilibrée

Dans votre équipe, les compliments vont-ils plutôt…

  • Aux personnes qui performent le plus : 28 %
  • Aux personnes les plus visibles (présentes, vocales) : 22 %
  • Aux personnes les plus proches du manager (affinité) : 21 %
  • Un peu à tout le monde de façon équilibrée : 25 %
  • Je ne sais pas / pas d’avis : 4 %

Le compliment en décalage avec le feedback direct

65 % des Français déclarent avoir déjà appris, via un feedback plus direct, que les compliments reçus étaient trompeurs ou incomplets (31 % plusieurs fois, 34 % une fois). La confusion entre encouragement et réalité est donc très fréquente puisque seuls 24 % n’ont jamais vécu ce contraste.

Avez-vous déjà découvert, via un feedback plus direct (entretien, retour client, 360, recadrage), que l’image renvoyée jusque-là par des compliments était trompeuse ou incomplète ?

  • Oui, plusieurs fois : 31 %
  • Oui, une fois : 34 %
  • Non, jamais : 24 %
  • Je ne sais pas : 8 %
  • Pas concerné : 3 %

85 % des Français plébiscitent le feedback positif concret plutôt que le compliment

À choisir, les salariés préfèrent largement abandonner le compliment au feedback : seuls 11 % privilégient un compliment général alors que 44 % choisissent un feedback précis.  Ce score grimpe à 85 % si l’on inclut les 41 % qui optent pour un mix équilibré des deux : du positif, oui, mais ancré dans le réel. Au total, 85 % plébiscitent du feedback utile et actionnable, bien loin du simple compliment flatteur.

Si le 1er mars (journée mondiale du compliment) devenait la journée du feedback positif, vous préféreriez recevoir en priorité :

  • Un compliment général (ex. bravo, super boulot) : 11 %
  • Un feedback précis sur un comportement + son impact positif généré (ex. quand tu as fait X, ça a produit Y) : 44 %
  • Les deux, à parts égales : 41 %
  • Ni l’un ni l’autre : 4 %

Jamais ou rarement de compliments concrets pour 61 % des Français

Au bureau, les retours manquent cruellement de substance : 22 % seulement donnent toujours ou souvent un exemple concret pour étayer leurs félicitations. À l’inverse, 33 % le font rarement, et 28 % ne félicitent presque jamais.
De plus, à peine 9 % expliquent toujours ce qu’ils saluent précisément. Résultat de ce manque d’explication, la reconnaissance au travail reste trop souvent implicite, floue et donc difficile à reproduire ou évolutive.

Dans vos félicitations, à quelle fréquence donnez-vous un exemple concret (moment + action) pour expliquer le compliment (super boulot !) ?

  • Toujours : 9 %
  • Souvent : 13 %
  • Parfois : 15 %
  • Rarement : 33 %
  • Jamais : 2 %
  • Je ne félicite presque jamais : 28 %

73 % des Français restent frustrés avec les compliments

Une félicitation sans exemple laisse souvent un goût d’inachevé. Ainsi, 42 % avouent que ça fait plaisir, mais sans savoir quoi reproduire. Plus frappant encore, 31 % se méfient d’un compliment, soupçonnant une intention cachée et l’attente d’un retour en échange.  Au total, 73 % réagissent donc par du flou ou de la défiance, loin d’un vrai levier de motivation.

Quand vous recevez un compliment sans exemple (tu assures !), qu’est-ce que ça produit le plus souvent chez vous ?

  • Ça fait plaisir mais je ne sais pas quoi reproduire : 42 %
  • Je me méfie (il/elle attend quelque chose) : 31 %
  • C’est neutre / vite oublié : 15 %
  • Ça m’agace (trop vague) : 12 %

63 % exigent du concret et 57 % veulent de l’impact

Pour qu’un compliment devienne un vrai feedback positif, les Français veulent d’abord du concret : 63 % réclament un exemple précis de ce qui a été complimenté. Juste derrière, 57 % veulent en savoir plus sur l’impact que leur action complimentée a généré. Enfin, 45 % ont une attente claire plus opérationnelle sur les suites de compliment et des évolutions à apporter.  

Selon vous, quel(s) critère(s) principal/principaux transforme(nt) un compliment en feedback positif utile ? (2 réponses maximum)

  • Un exemple précis de ce qui a été fait : 63 %
  • L’impact que ça a généré (sur client/équipe/projet) : 57 %
  • Une suite claire (quoi continuer / amplifier / ajuster) : 45 %
  • Le bon timing (à chaud) : 21 %
  • Le bon cadre (en privé / en public) : 17 %

«Comme le disait La Fontaine : tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. De nombreuses personnes l'ont compris. C'est pourquoi je vous invite à faire l'effort d'un feedback positif plutôt que d'un compliment. Avec un compliment, vous flatterez - et provoquerez parfois de la suspicion. Pas un avec feedback positif. Avec un feedback, vous ferez grandir. »

 — Raphaël Maisonnier, conférencier & auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass

* Méthodologie : enquête réalisée du 10 au 19 février 2026 auprès de 2 501 actifs occupés résidant en France (France métropolitaine et DROM, le cas échéant), âgés de 18 ans et plus.

Sondage national administré en ligne (CAWI), à partir du panel BuzzPress France (27 700 panélistes). Les répondants ont été sélectionnés au sein du panel puis invités par email et notification, via un lien unique.

Échantillonnage : l’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, sur les variables suivantes : sexe, âge, région, taille d’agglomération, catégorie socio-professionnelle, taille d’entreprise et secteur d’activité.

Redressement / pondération : les résultats ont été pondérés par calage sur marges sur la base de distributions de référence INSEE (sexe, âge, région, taille d’agglomération et CSP). Un rééquilibrage a été appliqué sur le statut professionnel / niveau de responsabilité (salarié non-manager / manager / dirigeant / autre) afin d’assurer la représentativité de la population visée. Les poids ont été bornés afin de limiter l’impact des valeurs extrêmes.

Contrôles qualité : exclusion des questionnaires incomplets, durées anormalement courtes, réponses incohérentes, détection de réponses répétitives et contrôle d’unicité.

À propos de Fasterclass

Fasterclass est un organisme de (trans)formation et de coaching, certifié Qualiopi, qui aide les dirigeants et leurs équipes à construire une performance collective durable. Comment ? En faisant de chaque minute de (trans)formation un levier d'action concret. Sur quels sujets ? Les soft skills. Avec 3 spécialités : feedback, management & leadership, et conduite du changement & growth mindset.

Créée par 4 cofondateurs complémentaires — Raphaël Maisonnier (Président), Amory Panné (Directeur des Opérations et de l’Expérience), Souad Talal (Directrice de la Pédagogie) et Thibaud Caremoli (Directeur Informatique) — Fasterclass conçoit et déploie des dispositifs flexibles et sur-mesure (formation, coaching, e-learning, ateliers, conférences), avec une approche centrée sur la mise en pratique situationnelle, l’ancrage dans le temps des pratiques et la co-construction avec les équipes RH/L&D. 

Basée à Paris et Montpellier, Fasterclass s’appuie sur un réseau européen de formateurs et coachs certifiés (DISC, MBTI, ICF, EMCC…) et expérimentés (minimum 10 ans), et a déjà accompagné plus de 10 000 collaborateurs.

Fasterclass est lauréat et membre du Réseau Entreprendre Paris depuis 2018, et a été incubée à Station F (Founders Program).

Pour plus d’informations : https://www.fasterclass.fr/

Contact presse

Gildas Piquet-Friboulet – gildas@buzzpress.fr – 06 19 93 58 32

FAQ